8 chefs d’État et 2 hauts représentants diplomatiques présents à l’investiture du Président Mamadi Doumbouya : la présence internationale consacre la reconnaissance juridique et diplomatique du nouveau pouvoir

Conakry : La cérémonie d’investiture du Président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, tenue le 17 janvier 2026 au stade Général Lansana Conté de Nongo, a revêtu une portée juridique et diplomatique particulière en raison de la présence remarquée de huit (8) chefs d’État et de deux (2) hauts représentants diplomatiques étrangers. Au-delà du protocole, cette participation constitue un acte de reconnaissance institutionnelle et internationale du pouvoir issu du suffrage universel direct.

Conformément à l’article 59 de la Constitution du 26 septembre 2025, le Président élu a prêté le serment constitutionnel, scellant juridiquement son entrée en fonction et son accession à la magistrature suprême. Cet acte fondateur, accompli devant la Cour suprême, produit ses effets non seulement dans l’ordre juridique interne, mais également sur le plan des relations internationales, en ce qu’il établit la pleine effectivité de la représentation de l’État guinéen.

En droit international public, la présence de chefs d’État étrangers à une cérémonie d’investiture présidentielle est analysée comme une manifestation implicite de reconnaissance du gouvernement et de la continuité de l’État. Elle traduit l’acceptation, par les États représentés, de la légitimité constitutionnelle du nouveau Chef de l’État et de sa capacité à engager juridiquement la République de Guinée dans ses relations bilatérales et multilatérales.

Ont pris part à cette cérémonie les Présidents Mohamed Ould El-Ghazaouani (Mauritanie), Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon), Adama Barrow (Gambie), Paul Kagamé (Rwanda), Bassirou Diomaye Faye (Sénégal), Joseph Boakai (Libéria), ainsi que le Général Assimi Goïta (Mali), Julius Maada Bio Sierra Leone) soit huit chefs d’État. Étaient également présents deux vice-présidents, à savoir Naana Jane Opoku-Agyemang (Ghana) et Kashim Shettima (Nigeria), en qualité de hauts représentants diplomatiques de leurs États respectifs.

Cette forte mobilisation confère à l’investiture une dimension régionale et continentale significative, renforçant l’ancrage de la Guinée dans l’espace ouest-africain et africain.

Cette mobilisation diplomatique intervient dans un contexte où la légitimité électorale, issue du scrutin du 28 décembre 2025, a été juridiquement consacrée par les institutions nationales compétentes. La reconnaissance externe vient ainsi conforter la légitimité constitutionnelle interne, dans le respect des principes de souveraineté des États, de non-ingérence et de coopération régionale, tels que consacrés par le droit international public et les instruments communautaires africains.

Elle marque également l’adhésion des États présents aux valeurs proclamées lors du serment présidentiel, notamment le respect de la Loi fondamentale, la préservation de l’ordre constitutionnel, la garantie des libertés publiques et la consolidation de l’État de droit.

Pour le Magazine Juridique MAGJURY, la présence des chefs d’État et représentants diplomatiques à l’investiture présidentielle ne saurait être réduite à un simple geste protocolaire. Elle constitue un fait juridique et diplomatique majeur, révélateur de l’intégration de la Guinée dans l’ordre institutionnel régional et international, et confirme la capacité du Président investi à exercer pleinement ses compétences constitutionnelles en tant que chef de l’exécutif et représentant de l’État.

Cette reconnaissance conforte enfin la stabilité institutionnelle et renforce la crédibilité juridique et diplomatique de la Guinée sur la scène internationale, à un moment clé de son histoire constitutionnelle.

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