Législatives et Communales du 24 mai : La CPR et Dr Faya Milimono exigent des réformes profondes
CONAKRY – La Coalition politique pour la Rupture (CPR) relance officiellement ses activités sur toute l’étendue du territoire national. Lors d’une conférence de presse tenue à la maison de la presse de minier - conakry ce mercredi 25 février 2026, la coalition a affiché sa volonté de reprendre l’initiative dans un climat post-électoral marqué par les interrogations nées de la présidentielle du 28 décembre 2025.
André Sagno, membre de la coalition, a donné lecture de la déclaration, posant les bases d’un discours de fermeté sur la neutralité de l’État. À l’approche des élections législatives et communales prévues pour le 24 mai 2026, la CPR conditionne sa participation à des garanties de transparence :
Neutralité de l’administration : Un engagement formel des agents publics avec des sanctions en cas de violation.
Apolitisme des FDS : L’encadrement strict et vérifiable des forces de défense et de sécurité.
Audit du fichier : Un audit indépendant du fichier électoral et des procédures de vote.
Dialogue inclusif : Un dialogue politique sincère avant l’échéance du 24 mai.
« Organiser des élections sans restaurer la confiance serait une grave erreur politique et historique. La paix ne se décrète pas par la force, elle se construit par la justice », a martelé André Sagno.
Le président du Bloc Libéral (BL) et membre de la CPR, le Dr Faya Milimono, a renforcé ce message en appelant à une protection réelle de l’espace civique :
- Contre le « rituel de confirmation » : Le leader politique refuse que les élections deviennent une simple formalité sans enjeu réel.
- Libertés fondamentales : Il a insisté sur la nécessité de garantir la liberté de la presse, d’association et de manifestation.
- Réforme sécuritaire : Critiquant une présence militaire perçue comme de l’intimidation lors des précédents scrutins, il exige que les forces de sécurité soient républicaines et apolitiques.
Dans un second temps, le Dr Faya Milimono a élargi le débat à la culture démocratique, dénonçant les velléités de créer un « Parti-État » :
« Il faut construire une culture de coalition, pas d’élimination. Quand l’unité devient un prétexte pour éliminer le pluralisme, le parti finit par se confondre avec l’État. Nous ne devons pas commettre deux fois cette erreur historique. »
Il a conclu son intervention en rappelant que la meilleure défense de la démocratie reste l’obtention de résultats concrets sur le quotidien des Guinéens, car « la démocratie ne survit pas sans résultats ».
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