Investiture présidentielle en Guinée : Mamadi Doumbouya engage sa responsabilité constitutionnelle devant la Nation

Conakry m : La République de Guinée a officiellement ouvert un nouveau cycle institutionnel à l’occasion de l’investiture présidentielle de Mamadi Doumbouya, élu Président de la République à l’issue du scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, organisé au suffrage universel direct. La prestation de serment, tenue le 17 janvier 2026 au stade Général Lansana Conté de Nongo, s’est déroulée lors d’une audience solennelle de la Cour suprême, juridiction garante de la Loi fondamentale et de l’ordre constitutionnel.

Conformément aux dispositions de l’article 59 de la Constitution du 26 septembre 2025, le Président élu a prêté le serment constitutionnel, acte juridique marquant son entrée en fonction et son accession à la magistrature suprême. Par cet engagement solennel, il a juré de respecter et de faire respecter la Constitution, d’exercer ses fonctions dans l’intérêt supérieur de la Nation, et d’asser la rigueur de la loi en cas de parjure, engageant ainsi sa responsabilité juridique et morale devant le peuple souverain.

Élu avec 86,72 % des suffrages exprimés, Mamadi Doumbouya bénéficie d’une légitimité électorale incontestable, laquelle emporte toutefois des obligations constitutionnelles substantielles. Le mandat présidentiel, fixé à un septennat renouvelable une seule fois, s’inscrit dans le respect du principe de légalité, de la continuité de l’État et de la souveraineté nationale.

Dans son discours d’investiture, le Chef de l’État a rappelé que l’exercice du pouvoir exécutif ne saurait être dissocié du respect de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, ni de la nécessaire coopération institutionnelle avec le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire, dans un État fondé sur le principe de l’État de droit.

Le Président de la République a placé son action sous le sceau de l’unité nationale, de la cohésion sociale et de la justice, affirmant que l’autorité de l’État ne peut être durable que si elle est juste, impartiale et exemplaire. Il a réitéré son engagement à garantir les libertés publiques, à protéger les droits fondamentaux et à renforcer l’indépendance de la justice, pilier essentiel de la sécurité juridique et de la paix sociale.

Cette orientation traduit la volonté affichée de consolider les institutions de la République, de préserver l’ordre constitutionnel et de promouvoir une gouvernance fondée sur la responsabilité constitutionnelle et l’exemplarité de l’action publique.

La cérémonie d’investiture, marquée par la présence de plusieurs chefs d’État africains et de hautes personnalités étrangères, confère à cet événement une dimension à la fois juridique, institutionnelle et diplomatique. Elle consacre le pacte républicain liant le Président de la République au peuple guinéen, seul détenteur de la volonté souveraine.

Pour le Magazine Juridique MAGJURY, la prestation de serment présidentielle constitue bien plus qu’un rituel protocolaire : elle est l’acte fondateur par lequel le Chef de l’État s’oblige à gouverner dans les limites strictes de la Constitution, sous le contrôle des institutions, et au service exclusif de la Nation.

 

MAGJURY, Le droit comme fondement de l’autorité publique