Bénin : L'influenceur Alain Kenneth placé en garde à vue
Le célèbre tiktokeur béninois, suivi par plus d’un million d’abonnés, a été interpellé par la Police Républicaine dans la nuit du 22 au 23 février 2026. Il est visé par des plaintes relatives à ses activités sur les réseaux sociaux.
Le feuilleton Alain Kenneth prend une tournure judiciaire. Après plusieurs semaines de retrait des plateformes numériques pour échapper, selon plusieurs sources, à une arrestation imminente, le polémiste a été appréhendé et conduit dans les locaux de la police.
Bien que les chefs d'accusation n'aient pas encore fait l'objet d'un communiqué officiel du parquet, des sources concordantes font état d'une procédure engagée pour :
- Diffamation et harcèlement par voie électronique : Des infractions lourdement sanctionnées par le Code du numérique en vigueur au Bénin.
- Atteinte à la vie privée : L'influenceur est coutumier de la diffusion de correspondances privées et de données personnelles lors de ses interventions en direct.
Surnommé « l’homme des dossiers », Alain Kenneth a bâti sa notoriété sur la mise en scène de « clashs » et la révélation de scandales réels ou supposés, franchissant régulièrement la ligne rouge entre le divertissement et l'outrage.
Ce n'est pas le premier contact de l'influenceur avec les autorités judiciaires. En 2023, en pleine campagne nationale de lutte contre la cybercriminalité, il avait déjà été interpellé. Il lui était alors reproché la publication de contenus assimilés à des « tutoriels » destinés aux cybercriminels, leur indiquant des méthodes pour contourner la surveillance des unités spécialisées.
Compte tenu de la nature des faits, notamment s'ils sont requalifiés en infractions cybercriminelles, l'influenceur pourrait être présenté dans les prochaines heures devant le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Cette nouvelle arrestation intervient dans un contexte de durcissement de la régulation de l'espace numérique au Bénin, où les autorités multiplient les mises en garde contre l'usage des réseaux sociaux à des fins de harcèlement ou de désinformation.
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