CRIEF : ÉPILOGUE JUDICIAIRE POUR DOCTEUR IBRAHIMA KOUROUMA, RELAXÉ EN APPEL
Par Damba Morlaye
La chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a rendu, ce mardi 17 février 2026, un arrêt retentissant marquant l’épilogue judiciaire du dossier impliquant le Dr Ibrahima Kourouma. Après près de quatre ans de procédure et de détention, l’ancien ministre de l’Habitat a été définitivement relaxé des faits d’enrichissement illicite, une décision qui vient infirmer en bloc le jugement de première instance rendu le 14 mai 2025.
Ce verdict constitue un revirement spectaculaire par rapport à la condamnation initiale qui prévoyait une peine de quatre ans d'emprisonnement et une amende substantielle. En première instance, la juridiction avait également ordonné la confiscation de ses actifs immobiliers et le gel de ses avoirs bancaires logés dans des institutions telles que Vistagui et Ecobank, tout en le condamnant au versement de cinq milliards de francs guinéens à l’État à titre de dommages et intérêts.
L'analyse juridique de cet arrêt de relaxe suggère que la chambre des appels a estimé que la preuve de la matérialité de l'infraction n'était pas rapportée de manière irréfragable, faisant ainsi prévaloir le principe fondamental de la présomption d'innocence.
Placé en détention préventive à la maison centrale de Conakry depuis le 21 avril 2022, le Dr Kourouma voit ainsi son calvaire carcéral prendre fin. Cette décision de relaxe emporte des conséquences immédiates, notamment la levée de toutes les saisies conservatoires et la restitution des biens immobiliers et financiers précédemment confisqués. Ce dénouement souligne l'importance du double degré de juridiction au sein de la CRIEF, démontrant la capacité des chambres de recours à réévaluer les faits et le droit, offrant ainsi une garantie de sécurité juridique majeure dans les dossiers de lutte contre la délinquance économique et financière en Guinée.
Source : Décision de la Chambre des Appels de la CRIEF du 17 février 2026
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