CRIEF : le dossier Mandian Sidibé examiné ce mardi par la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction
La Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a examiné le recours introduit par Mandian Sidibé, ancien directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP). La procédure opposait le mis en examen, assisté de ses conseils, au ministère public.
La Chambre a été saisie de l’appel formé contre l’ordonnance de prorogation de la détention provisoire, rendue le 6 janvier 2026, par laquelle le juge d’instruction avait décidé le maintien en détention du mis en examen.
L’audience s’est tenue devant la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction, juridiction compétente pour connaître des recours dirigés contre les actes d’instruction en matière d’infractions économiques et financières.
L’examen du recours est intervenu ce mardi, au cours d’une audience publique consacrée au contrôle juridictionnel des mesures privatives de liberté.
La défense estimait que les conditions légales justifiant la détention provisoire n’étaient plus réunies. Elle a sollicité l’infirmation de l’ordonnance querellée et la mise en liberté de Mandian Sidibé.
La procédure s’est déroulée par l’exercice d’un recours prévu par le Code de procédure pénale guinéen en ces articles 292 et 293, permettant à la Chambre de contrôler la légalité, la nécessité et la proportionnalité de la mesure de détention. Les juges ont apprécié la situation à la lumière des principes directeurs du procès pénal, notamment la présomption d’innocence, le respect des droits de la défense et le droit à la liberté individuelle.
À l’issue des débats, la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction a mis l’affaire en délibéré et a ordonné le renvoi du dossier à une audience ultérieure pour le prononcé de la décision. Ce renvoi visait à permettre à la juridiction de statuer, après examen approfondi, soit sur la confirmation de la détention provisoire, soit sur l’infirmation de l’ordonnance, avec possibilité de mise en liberté, le cas échéant assortie de mesures alternatives prévues par la loi.
Par Damba Morlaye – MAGJURY
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