CRIEF | Le procès en appel de Mohamed Diané reprend devant la Cour

MAGJURY : Justice & Gouvernance
 
La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ouvert le dossier de l’ancien ministre de la Défense nationale, Mohamed Diané, dans le cadre de l’examen de son procès en appel devant la chambre des appels, juridiction spécialisée compétente en matière de criminalité économique et financière. Entre contestation des accusations, responsabilités ministérielles et enjeux politiques, le dossier Mohamed Diané illustre les défis de la lutte contre la corruption et la délinquance économique en Guinée. L’ancien ministre réfute toutes les charges et met en avant la légalité de ses actions et de son patrimoine.
 
Le procès oppose Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense nationale sous le régime d’Alpha Condé, à la Cour de répression des infractions économiques et financières, assistée du ministère public et de ses avocats.
 
Il s’agit de l’examen en appel du jugement de première instance portant sur des accusations de détournement de fonds publics et de gestion irrégulière de biens. L’ancien ministre conteste en bloc les accusations retenues contre lui.
 
Les débats se sont tenus devant la chambre des appels de la CRIEF, à Conakry, juridiction compétente pour juger les affaires de criminalité économique et financière.
 
Les plaidoiries et réquisitions ont repris le jeudi 22 janvier 2026, avec un renvoi prévu pour permettre aux juges d’examiner l’ensemble des pièces et moyens de défense.
 
La défense de Mohamed Diané a soutenu que les poursuites engagées contre lui étaient dépourvues de fondement juridique, qu’aucune preuve matérielle ne l’incriminait et que la gestion financière du ministère ne relevait pas directement de ses attributions. Elle a également précisé que près de 80 % des biens immobiliers qui lui étaient imputés ne lui appartenaient pas et que son interpellation pourrait être motivée par des considérations politiques.
 
Le recours s’exerce par appel, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale, permettant à la Cour de réexaminer à la fois les faits et les preuves, de contrôler la régularité de la procédure initiale, d’entendre des témoins ou experts, notamment le comptable du ministère de la Défense toujours en fonction, et d’apprécier la responsabilité pénale et financière du mis en appel.
 
La décision à venir déterminera si la Cour confirme le jugement de première instance ou infi rme certaines dispositions, avec la possibilité de revoir les sanctions et les accusations à la lumière des éléments réexaminés.
 
À l’issue des débats, la Cour a mis l’affaire en délibéré et a ordonné le renvoi du dossier, permettant aux juges d’examiner tous les éléments du dossier avant de rendre une décision définitive.