Session criminelle de Boké : Un épilogue entre satisfaction du Parquet et velléités d'appel
La clôture de la première session criminelle de l'année 2026 au Tribunal de première instance (TPI) de Boké a livré son verdict. Si le ministère public salue l'efficacité de la session, la défense se prépare déjà à porter le fer devant la juridiction supérieure.
Le rideau est tombé sur les audiences criminelles à Boké. Le bilan, présenté par les autorités judiciaires, reflète une volonté de célérité, bien que le processus laisse un goût d'inachevé pour certains conseils de la défense.
Le ministère public a exprimé sa satisfaction quant à l'issue des délibérés, mettant en avant un équilibre entre la fermeté des condamnations et la prononciation d'acquittements lorsque les charges étaient insuffisantes.
Cependant, cette lecture n'est pas totalement partagée par le barreau. Me Abdoulaye Keïta, avocat de la défense, a accueilli les décisions avec une satisfaction "partielle". L'auxiliaire de justice a d'ores et déjà annoncé son intention d'interjeter appel dans l'un des dossiers phares de cette session.
« L'appel est une voie de recours nécessaire pour garantir un double degré de juridiction et s'assurer que le droit a été appliqué dans toute sa rigueur », a laissé entendre la défense, ouvrant ainsi la perspective d'un second examen devant la Cour d'appel.
Le fait marquant de cette session restera sans nul doute la carence de la partie civile. L'absence systématique des victimes lors des débats a soulevé de réelles interrogations sur :
- Le dispositif d'accompagnement des plaignants.
- L'accès effectif à l'information judiciaire pour les populations rurales.
L'impact de cette absence sur la manifestation de la vérité lors des interrogatoires au fond.
Malgré la clôture de cette session, la pression reste forte sur le TPI de Boké. Entre les dossiers en phase d'instruction et la nécessité de répondre à une criminalité locale en mutation, les magistrats demeurent sous le regard vigilant des citoyens. La prochaine étape se jouera désormais dans les greffes de la Cour d'appel, où la solidité des verdicts de première instance sera mise à l'épreuve.
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